Classical Poetry Healing
Liu Yuxi's "Epigraphfor My Humble Room" — Embracing the Ordinary, Finding Peace in the Present, and Seeking Joy in Simplicity
I. Original Poem
Mountains need not be high; the presence ofimmortals makes them renowned. Waters need not be deep; the presence of dragons
makes them divine. This is a humble room, yet my own virtue gives it fragrance.
Green moss creeps up the steps; the lush color of grass enters through the
bamboo blinds. Here, I laugh and converse with great scholars; there are no
unlettered people among my guests. I can tune the unadorned lute and read the
golden scriptures. There is no chaotic string and wind music to disturb the
ears, nor burdensome official documents to exhaust the body. It is like Zhuge
Liang's thatched cottage in Nanyang, or Yang Ziyun's pavilion in Western Shu.
As Confucius said: "What is humble about it?"

II. Poem Interpretation
Demoted and confined to a cramped, shabbyhut, Liu Yuxi felt no sense of inferiority or depression. Instead, he wrote the
"Epigraph for My Humble Room," illustrating the profound spiritual
richness that can be found in a simple, ordinary life. The house is small and
plain, lacking any luxurious decoration, yet it is accompanied by green moss
and grass. His visitors are likeminded friends and confidants. He can play the
lute and read, far away from the complicated paperwork and noisy clamor of the
official world. The poet highlights a core truth: the joy and value of life
have never relied on external material wealth, extravagant homes, or prominent
social status, but rather on inner virtue and spiritual abundance.
Modern people generally fall into theinternal friction of material comparison. We obsess over big houses, high
salaries, designer brands, and glamorous social circles, convinced that we can
only be happy if we possess abundant external conditions. When our current life
is simple and plain, we feel inferior, believing our lives are mediocre and
failed, constantly exhausting ourselves to chase material things until we are
physically and mentally drained. Liu Yuxi shatters this misconception: external
conditions are merely a shell; inner richness is the source of lasting joy. A
humble dwelling cannot trap your state of mind, and flashy material goods
cannot fill a spiritual void. By accepting your present, ordinary life and
enriching yourself inwardly, even the most common days can be full of joy.
III. Real-world Application
The internal friction caused by materialcomparison is everywhere: comparing your house, salary, and wardrobe to your
peers; feeling anxious when looking at your own plain life; desperately
exhausting your time and energy to pursue material wealth; despising your
current ordinary living environment or average job; complaining about life all
day long and being unable to peacefully enjoy the present; and believing that
you are only entitled to happiness if you have superior conditions, while
simple, everyday routines are not even worth mentioning. This results in living
in a chronic state of dissatisfaction with the status quo.
You can practice the "humbleroom" mindset of finding contentment in simplicity and joy in your path to
embrace the ordinary and discover simple happiness:
Decouple happiness from material wealth. Let go of the ingrained belief that "you can only be happy if you are rich and glamorous." The source of joy can be a good
book, a chat with a close friend, or quiet solitude. You do not need to
rely on expensive external things to prop up your mood. Lower your
material desires and reduce the anxiety born from comparison.
Accept your current ordinary circumstances and stop self-denial. Having an average job, a simple home, and a moderate income is the norm for most of human life. Ordinary
does not equal failure. You do not need to feel inferior just because your
external conditions are not as good as others. Focus on cultivating your inner
world; spiritual abundance far outweighs material flashiness.
Proactively simplify your life and step away from exhausting complexities. Cut back on meaningless consumption, useless socializing, and complicated trivialities. Emulate
the clean, quiet environment of the humble room by filtering out the
external noise that disturbs your mind and reducing the spiritual burden
of "exhausting official documents." The simpler your life, the
more relaxed your mind will be.
Nourish your spirit inwardly and enrich your daily routines. In your spare time, read, meditate, and talk with true friends to enrich your spiritual world. There is no need to chase after external
glamour. When you have virtue and light within your heart, even the
plainest life will have its own unique joy.
The simplicity of a house has nothing to dowith the elevation of one's mind, and shallow material goods are no match for
spiritual abundance. Embrace the ordinary present, simplify your material
desires, and find steady joy in your simple daily routines to break free from
the endless internal friction caused by material comparison.
French version:
Poésie classique et guérison
« Épigraphe de ma modeste chambre » de Liu Yuxi — Embrasser l’ordinaire,trouver la paix dans le présent et rechercher la joie dansla simplicité
I. Poème original
Les montagnes n’ont pas besoin d’être hautes ; la présence des immortels lesrend célèbres. Les eaux n’ont pas besoin d’être profondes ; la présence des dragons les rend divines. Ceci est une humble chambre, etpourtant ma propre vertu l’embaume. La mousse verte grimpele long des marches ; la couleur luxuriante de l’herbepénètre par les stores de bambou.Ici, je ris et converse avec de grands érudits ; il n’y a pas d’illettrés parmi mesinvités. Je peux accorder le luth sans ornement et lireles écritures dorées. Il n’y a pas de musique chaotique pour les cordes et les vents pour troublerles oreilles, ni de documents officiels pesants pour épuiserle corps. C’est comme la chaumière deZhuge Liang à Nanyang, ou le pavillon de Yang Ziyun dansle Shu occidental. Comme le disait Confucius : « Qu’y a-t-il d’humble là-dedans ?»
II. Interprétation du poème
Rétrogradé etconfiné dans une cabane exiguë et délabrée, Liu Yuxi ne ressentait ni sentiment d'infériorité ni dépression. Au contraire, il écrivit l'« Épigraphe de ma modeste chambre », illustrant laprofonde richesse spirituelle que recèle une vie simple etordinaire. La maison est petite et sobre, dépourvue detout décor luxueux, mais entourée demousse et d'herbe vertes. Ses visiteurs sont desamis et des confidents qui partagent ses valeurs. Il peut jouer du luth et
lire, loin des lourdeurs administratives et du tumulte du monde officiel. Le poète met en lumière une vérité essentielle : la joie et la valeur de lavie n'ont jamais dépendu de la richesse matérielle, des demeures somptueuses ou d'un statut social élevé, mais plutôt de la vertu intérieure et de l'abondance spirituelle.
De nos jours,nous sommes souvent en proie à la comparaison avec les biens matériels. Obsédés par les grandes maisons, les salaires élevés, les marques de luxe et les cerclesmondains, nous sommes persuadés que le bonheur ne peutexister qu'à travers l'abondance matérielle.Lorsque notre vie actuelle est simple et ordinaire, nous nous sentons inférieurs, persuadés que notre existence est médiocre et vouée à l'échec. Nous nous épuisons constamment à la poursuite de biens matériels, jusqu'à l'épuisement physique et mental. Liu Yuxi réfute cette idée fausse : les conditions extérieures ne sont qu'une enveloppe ; la richesse intérieure est la source d'une joie durable. Un logement modeste ne peutemprisonner votre état d'esprit, et les biens matériels ostentatoires ne peuvent combler un vide spirituel. En acceptantvotre vie présente et ordinaire et en vous enrichissantintérieurement, même les jours lesplus ordinaires peuvent être emplis de joie.

III. Applicationconcrète
Les frictions intérieures engendrées par la comparaison matérielle sont omniprésentes : comparer sa maison, son salaire et sa garde-robe à ceux de ses pairs ; s'angoisser face à sapropre vie modeste ; gaspiller désespérément son temps et son énergieà courir après la richesse matérielle ; mépriser son cadre de vie ordinaireou son travail moyen ; se plaindre constamment de la vie et être incapable de profiter sereinement du présent ;et croire que le bonheur n'est accessible qu'à ceux quipossèdent des conditions supérieures,tandis que les simples routines quotidiennes ne méritent même pas d'être mentionnées. Cela engendre une insatisfaction chronique face à la situation actuelle.
Vous pouvezcultiver l'étatd'esprit de la « chambre de l'humilité », quiconsiste à trouver le contentement dans la simplicité et la joie, à accepter l'ordinaire et à découvrir un bonheur simple :
• Dissociezle bonheur de la richesse matérielle. Abandonnez cettecroyance profondément ancrée selonlaquelle « le bonheur ne peut être que synonyme derichesse et de prestige ». La joie peut provenir d'un bon livre, d'une
conversation avec un ami proche ou d'un moment de calme et de solitude. Vous
n'avez pas besoin de biens matériels coûteux pour vousremonter le moral. Modérez vos désirsmatériels et réduisez l'anxiété liée à la comparaison.
• Acceptezvotre situation actuelle et cessez de vous nier. Un emploi ordinaire, un
logement simple et un revenu modeste constituent la norme pour la plupart des
gens. L'ordinaire n'est pas synonyme d'échec. Vous n'avezpas à vous sentir inférieursimplement parce que votre situation extérieure n'est pasaussi enviable que celle des autres. Concentrez-vous sur votre développement intérieur ; la richessespirituelle surpasse de loin les apparences matérielles.
•Simplifiez votre vie et éloignez-vous des complexités épuisantes. Réduisez les dépenses superflues, les mondanités inutiles et lesfutilités compliquées. Recréez le calme et la sérénité d'une chambre modeste en vous isolant des bruits extérieurs qui perturbent votre esprit et en allégeantle fardeau spirituel des formalités administratives. Plusvotre vie sera simple, plus votre esprit sera apaisé.
Nourrissez votreâme et enrichissez votre quotidien. Pendant votre temps libre, lisez, méditez et échangezavec de vrais amis pour nourrir votre vie spirituelle. Inutile de courir après les apparences. Lorsque la vertu et la lumièrehabitent votre cœur, même la vie laplus simple vous apportera une joie unique.
La simplicitéd'une maison n'a rien à voir avec l'élévation de l'esprit, et les biens
matériels superficiels ne sauraient rivaliser avec l'abondance spirituelle.
Accueillez le présent dans sa simplicité, allégez vos désirs matériels et
trouvez une joie constante dans vos routines quotidiennes ; vous vous libérerez
ainsi de cette friction intérieure incessante née de la comparaison matérielle.

