Ten Healing Poems from the Early Tang: Dissolving Overthinking, Cultivating a Relaxed Life
He Zhizhang's Returning Home (Part 1) — Accepting the Passage of Time, Letting Go of Attachments, and Enjoying Simple Affection
I. The Original Poem
Young, I left home; old, I returned. My local accent unchanged, my temples streaked with gray. Children I met knew me not, Smiling, they asked, "From where does this guest come?"

II. Interpretation
In his later years, He Zhizhang resigned from office and returned to his hometown. Having left as a youth to pursue a career, he had endured half a lifetime of political ups and downs. Upon returning to his native soil in old age, he found that while "things remained, people had changed" (物是人非). Moved by his decades of wandering and the relentless flow of time, he penned this poem of release. He left his hometown as a young man chasing ambition, only to return with white hair. Though his native accent remained unaltered, his temples were now aged and gray. The local children, completely unfamiliar with him, smilingly asked where this stranger had come from. In just twenty-eight characters, the poem encapsulates the passage of time, the changes in his hometown, a lifetime of wandering, and the poignant reality that while places endure, people change.
The poem contains no bitter complaints or unfulfilled regrets, only a serene acceptance and release. He Zhizhang spent half his life chasing fame and fortune, holding high office and enduring constant toil. He, too, once clung to career advancement and the glory of success. Only upon returning home in his twilight years did he truly see: time is irreversible, and youth cannot be held back. Youthful ambition, past glories, and vanished years will all eventually dissipate like wind. There's no need to resist aging, no need to cling to past achievements, and no need to demand that one's hometown remain unchanged or that life return to how it once was. All things change and evolve with time; this is the fundamental law of the world. Letting go of youthful obsessions, the pursuit of fame, and past attachments, one realizes that life's best destination is never grand success, but rather the warmth of ordinary life, stable and at ease. Accepting the changes wrought by time is, in itself, self-reconciliation.
III. Practical Application
Modern people frequently experience a specific type of obsessive overthinking:
• Yearning for carefree youth: lamenting the march of time that brings aging, plagued by appearance anxiety and age-related insecurity.
• Clinging to past glories: unable to accept current career mediocrity, dwelling on past successes, unwilling to embrace an ordinary present.
• Obsessing over old people and scenes: nostalgic for bygone days, old friends, and former lifestyles, resisting environmental and life changes.
• Regretting youthful choices: lamenting missed opportunities, stuck in the past, unable to live in the present. They simultaneously reminisce about the past and worry about the future, yet are unable to settle into the simplicity of the present, constantly restless and never content.
This poem offers a method for reconciling with the passage of time:
1. Fully reconcile with the flow of time. Aging is an inevitable path for everyone. There's no need for appearance anxiety or age-related self-consciousness. Every age has its unique charm; there's no need to forcibly cling to youth.
2. Let go of the obsession with past glories. Past achievements, fame, and love belong to the past; they do not define your current life. Don't compare your present ordinariness to past brilliance. Accept the ups and downs of your career.
3. Accept that "things remain, but people change" (物是人非) as normal. Old friends drifting apart, environments changing, life evolving—these are all normal. There's no need to insist on returning to the past.
4. Surrender to the present and enjoy its simple warmth. Compared to chasing external fame and fortune, the well-being of family, stable meals, and the affection of home are the true foundations of life. Reduce dwelling on the past and worrying about the future. Cultivate the present, let go of all attachments, and find contentment in what you have. Only then can you find inner peace and freedom from worry.
The past cannot be chased, and gains and losses are not entirely within our control. Let go of old attachments, accept life's ebb and flow. With no backward glances, move forward with ease. Seeing gains and losses lightly brings peace to everything.
French version:
Dix poèmes de guérison du début de la dynastie Tang : Dissoudre les ruminations, cultiver une vie sereine
Le retour de He Zhizhang au pays (1re partie) — Accepter le passage du temps, se détacher des attachements et savourer la simplicité de l’affection
I. Le poème original :
Jeune, j’ai quitté ma patrie ; vieux, j’y suis revenu. Mon accent local est resté le même, mes tempes grisonnantes. Les enfants que j’ai rencontrés ne me reconnaissaient pas. Souriants, ils m’ont demandé : « D’où vient cet invité ?»
II. Interprétation :
À la fin de sa vie, He Zhizhang a démissionné de ses fonctions et est retourné dans sa ville natale. Parti jeune pour poursuivre une carrière, il avait traversé une grande partie de sa vie, marquée par les aléas de la politique. De retour sur sa terre natale à un âge avancé, il constata que si « les choses étaient restées les mêmes, les gens avaient changé » (物是人非). Ému par ses décennies d’errance et l’écoulement inexorable du temps, il écrivit ce poème de libération. Il quitta sa ville natale, jeune homme, animé par l'ambition, pour n'y revenir que les cheveux blancs. Si son accent natal demeura intact, ses tempes étaient désormais grisonnantes. Les enfants du village, qui ne le connaissaient pas, lui demandèrent avec un sourire d'où venait cet étranger. En seulement vingt-huit caractères, le poème résume le passage du temps, les transformations de sa ville natale, une vie d'errance et la poignante réalité que si les lieux demeurent, les êtres, eux, changent.
Le poème ne contient ni plaintes amères ni regrets inassouvis, seulement une acceptation sereine et un apaisement. He Zhizhang consacra la moitié de sa vie à la poursuite de la gloire et de la fortune, occupant de hautes fonctions et endurant un labeur incessant. Lui aussi s'était jadis accroché à l'avancement professionnel et à la gloire du succès. Ce n'est qu'à son retour chez lui, à la fin de sa vie, qu'il comprit véritablement : le temps est irréversible et la jeunesse ne peut être retenue. L'ambition de jeunesse, les gloires passées et les années révolues finiront par se dissiper comme le vent. Il n'est pas nécessaire de résister au vieillissement, ni de s'accrocher à ses succès passés, ni d'exiger que sa ville natale reste inchangée ou que la vie redevienne comme avant. Tout change et évolue avec le temps ; c'est la loi fondamentale du monde. En se libérant des obsessions de la jeunesse, de la quête de la gloire et des attachements passés, on réalise que la meilleure destination de la vie n'est jamais le succès fulgurant, mais plutôt la chaleur d'une vie ordinaire, stable et paisible. Accepter les changements engendrés par le temps est, en soi, une forme de réconciliation avec soi-même.

III. Application pratique.
Les personnes modernes sont souvent sujettes à un type particulier de rumination obsessionnelle :
• Nostalgie de l'insouciance de la jeunesse : déplorer le passage du temps qui apporte le vieillissement, être en proie à l'anxiété liée à l'apparence et à l'insécurité liée à l'âge.
• Attachement aux gloires passées : incapacité à accepter la médiocrité professionnelle actuelle, ressasser les succès passés, refus d'embrasser un présent ordinaire. • Obsession pour les personnes âgées et les scènes d'antan : nostalgie du passé, des vieux amis et des modes de vie d'autrefois, résistance aux changements environnementaux et existentiels.
• Regrets de jeunesse : regrets des occasions manquées, incapacité à vivre le présent, prisonnier du passé. Ces personnes se remémorent le passé tout en s'inquiétant de l'avenir, sans parvenir à la simplicité du présent, constamment agitées et jamais satisfaites.
Ce poème propose une méthode pour accepter le passage du temps :
1. Acceptez pleinement le cours du temps. Vieillir est inévitable pour tous. Inutile de s'inquiéter de son apparence ou d'avoir des complexes liés à l'âge. Chaque âge a son charme unique ; il n'est pas nécessaire de s'accrocher désespérément à la jeunesse.
2. Lâchez prise sur l'obsession des gloires passées. Les succès, la célébrité et l'amour d'autrefois appartiennent au passé ; ils ne définissent pas votre vie actuelle. Ne comparez pas votre quotidien ordinaire à votre éclat passé. Acceptez les hauts et les bas de votre vie. 3. Acceptez que « les choses restent, mais les gens changent » (物是人非) soit normal. Les vieux amis qui s'éloignent, les environnements qui changent, la vie qui évolue : tout cela est normal. Il est inutile de s'obstiner à retourner dans le passé.
4. Abandonnez-vous au présent et appréciez sa simple chaleur. Comparé à la poursuite de la gloire et de la fortune, le bien-être de la famille, des repas réguliers et l'affection du foyer sont les véritables fondements de la vie. Cessez de ressasser le passé et de vous inquiéter pour l'avenir. Cultivez le présent, détachez-vous de tout et trouvez le contentement dans ce que vous avez. C'est seulement ainsi que vous trouverez la paix intérieure et la sérénité.
Le passé ne peut être rattrapé, et les gains et les pertes ne sont pas entièrement sous notre contrôle. Lâchez prise sur les vieux attachements, acceptez le flux et le reflux de la vie. Sans vous retourner, avancez sereinement. Aborder les gains et les pertes avec légèreté apporte la paix intérieure.

