Ten Healing Poems from the Early Tang: Dissolving Overthinking, Cultivating a Relaxed Life
Lu Zhaolin's Ancient Tune of Chang'an (Excerpt) — Accepting Emotional Regrets, Cherishing Present Companionship
I. The Original Poem (Excerpt)
The grand avenues of Chang'an connect to narrow lanes, Where green oxen, white horses, and seven-fragrant carriages pass. ... If we could become like the bi mu fish, what death would we refuse? We wish to be mandarin ducks, envying no immortals. Truly enviable are the bi mu fish and mandarin ducks, going and coming in pairs—but do you not see? The seasons and their beauty do not wait; Mulberry fields turn into blue seas in an instant. Where once were golden stairs and halls of white jade, Now only green pines remain.

Ancient Tune of Chang'an vividly depicts the bustling streets and romantic stirrings of the Tang capital. Lu Zhaolin, who spent half his life battling illness and experiencing tumultuous love, witnessed both the city's ultimate vivacity and the bitter loneliness of separation. This excerpt, balancing profound romantic devotion with the transient nature of existence, offers one of the Early Tang's most insightful reflections on love and life.
Everyone knows the deep sentiment of "If we could become like the bi mu fish, what death would we refuse? We wish to be mandarin ducks, envying no immortals." These lines express a willingness to give everything for a reciprocated love, a longing for lasting companionship and a perfectly fulfilled life. Yet, the poet's brush immediately shifts, revealing a fundamental truth: the changing seasons and their beauty do not wait; vast landscapes transform in an instant. Just as mulberry fields can become blue seas, so too will past prosperity and fervent love inevitably fade with time. Whether it's grand splendor or deepest affection, nothing remains eternally unchanged.
This poem challenges the ancient obsession with perfect, everlasting love and companionship. Its core healing logic is clearly stratified: First, it affirms the preciousness of sincere affection. When you meet a compatible soul, cherish the warmth of the present moment. Second, it encourages the candid acceptance of romantic regrets, partings, and unrequited love. Gatherings and separations are a natural part of destiny; no one can accompany you to the very end. Finally, it advises against clinging to eternity or demanding perfection. There's no need to torment yourself over lost love. Lu Zhaolin himself suffered from unrequited love and prolonged illness, yet he reconciled with his regrets: cherish what you have when you have it, let go peacefully when it's lost. Deep attachment is the true root of pain.
III. Practical Application Over 70% of mental exhaustion among modern adults stems from emotional attachments:
• After a breakup, endlessly replaying relationship faults, unable to move on from an ex, agonizing over unrequited love, and sinking into sadness late at night.
• In relationships, experiencing extreme insecurity, checking on partners, suspicions, fear of breakup, and using a partner as an emotional crutch.
• Envy of others' "perfect" relationships, feeling inferior when alone.
• In marriage, dwelling on past conflicts, clinging to mistakes, unable to let go, and constantly immersed in negative emotions, leading to insomnia, low spirits, and self-consumption.
Many are trapped by the notion that "love must last a lifetime" or "love must have a perfect outcome," unable to accept emotional imperfections and defining temporary companionship as a life failure.
This poem offers principles for emotional relaxation:
1. Let go of the obsession with perfect love. Most relationships are but a phase of companionship. Love doesn't have to last forever; simply meeting is fate. Unrequited love is a normal part of life, not a sign that you are not good enough.
2. When you have love, cherish it wholeheartedly. Don't squander sincerity or consume carelessly. Cherish the companionship of the present moment, striving not to leave regrets.
3. After a farewell, withdraw promptly. Don't cling, don't look back, and don't demean yourself. There's no need to romanticize the past or blame yourself for mistakes.
4. Solitude is also normal. There's no need to envy others in couples, nor to settle for love just to escape loneliness. Accept emotional regrets, allow affection to dissipate. Take back control of your emotions, finding security within yourself rather than depending on love. This way, you can bid farewell to romantic emo and heal emotional wounds.
French version:
Dix poèmes de guérison du début de la dynastie Tang : Dissoudre les ruminations, cultiver la sérénité
L'Ancienne Mélodie de Chang'an de Lu Zhaolin (Extrait) — Accepter les regrets, chérir les moments présents
I. Le poème original (Extrait)
Les grandes avenues de Chang'an se fondent dans d'étroites ruelles, où passent bœufs verts, chevaux blancs et carrosses aux sept parfums. … Si nous pouvions devenir comme le poisson bi mu, quelle mort refuserions-nous ? Nous souhaitons être des canards mandarins, sans envier les immortels. Vraiment enviables sont le poisson bi mu et les canards mandarins, allant et venant par couples — mais ne voyez-vous pas ? Les saisons et leur beauté n'attendent pas ; les champs de mûriers se transforment en mers bleues en un instant. Là où se dressaient jadis des escaliers d'or et des salles de jade blanc, il ne reste plus que des pins verts.
II. Interprétation
L'Ancienne Mélodie de Chang'an dépeint avec vivacité l'animation des rues et l'atmosphère romantique de la capitale Tang. Lu Zhaolin, qui passa la moitié de sa vie à lutter contre la maladie et à vivre un amour tumultueux, fut témoin de la vitalité exubérante de la ville et de l'amère solitude de la séparation. Cet extrait, qui mêle un profond dévouement romantique à la nature éphémère de l'existence, offre l'une des réflexions les plus perspicaces de la dynastie Tang du début du XXe siècle sur l'amour et la vie.
Chacun connaît la profonde signification de ces vers : « Si nous pouvions devenir comme le poisson bi mu, quelle mort refuserions-nous ? Nous souhaitons être des canards mandarins, sans envier les immortels. » Ces vers expriment la volonté de tout sacrifier pour un amour partagé, le désir d'une compagnie durable et d'une vie pleinement accomplie. Pourtant, le pinceau du poète change aussitôt, révélant une vérité fondamentale : le changement des saisons et leur beauté sont implacables ; les vastes paysages se métamorphosent en un instant. De même que les champs de mûriers peuvent se muer en mers bleues, la prospérité passée et l'amour ardent s'estompent inévitablement avec le temps. Qu'il s'agisse de splendeur grandiose ou d'affection profonde, rien ne demeure éternellement inchangé. Ce poème remet en question l'obsession ancestrale de l'amour et de la compagnie parfaits et éternels. Sa logique de guérison fondamentale est clairement structurée en plusieurs strates : premièrement, il affirme la préciosité de l'affection sincère. Lorsque vous rencontrez une âme sœur, chérissez la chaleur de l'instant présent. Deuxièmement, il encourage l'acceptation sincère des regrets amoureux, des séparations et de l'amour non partagé. Les rencontres et les séparations font naturellement partie du destin ; nul ne peut vous accompagner jusqu'à la fin. Enfin, il déconseille de s'accrocher à l'éternité ou d'exiger la perfection. Il est inutile de se tourmenter pour un amour perdu. Lu Zhaolin lui-même a souffert d'un amour non partagé et d'une longue maladie, pourtant il a fait la paix avec ses regrets : chérissez ce que vous avez tant que vous l'avez, laissez partir en paix ce que vous perdez. L'attachement profond est la véritable source de la souffrance.

III. Application pratique :
Plus de 70 % de l'épuisement mental chez les adultes modernes provient des attachements émotionnels :
• Après une rupture, ressasser sans cesse les erreurs de la relation, être incapable de tourner la page, souffrir d'un amour non partagé et sombrer dans la tristesse tard dans la nuit.
• Dans les relations, éprouver une insécurité extrême, surveiller constamment son/sa partenaire, avoir des soupçons, craindre la rupture et utiliser son/sa partenaire comme une béquille émotionnelle.
• Envier les relations « parfaites » des autres et se sentir inférieur lorsqu'on est seul.
• Dans le mariage, ressasser les conflits passés, s'accrocher aux erreurs, être incapable de lâcher prise et être constamment plongé dans des émotions négatives, ce qui entraîne insomnie, déprime et repli sur soi.
Nombreux sont ceux qui sont prisonniers de l'idée que « l'amour doit durer toute une vie » ou que « l'amour doit avoir une fin parfaite », incapables d'accepter les imperfections émotionnelles et considérant une relation passagère comme un échec.
Ce poème propose des principes pour se détendre émotionnellement :
1. Lâcher prise sur l'obsession de l'amour parfait. La plupart des relations ne sont qu'une phase de vie commune. L'amour n'a pas à durer éternellement ; une simple rencontre est le fruit du destin. L'amour non partagé est une réalité de la vie, et non un signe d'infériorité.
2. Quand l'amour est là, chérissez-le de tout votre cœur. Ne gaspillez pas la sincérité et ne le gaspillez pas. Appréciez la compagnie de l'instant présent, en vous efforçant de ne laisser aucun regret.
3. Après une séparation, prenez vos distances rapidement. Ne vous accrochez pas, ne vous retournez pas et ne vous dévalorisez pas. Inutile d'idéaliser le passé ou de vous reprocher vos erreurs.
4. La solitude est également normale. Inutile d'envier les couples, ni de se contenter d'un amour superficiel pour échapper à la solitude. Acceptez vos regrets, laissez l'affection s'estomper. Reprenez le contrôle de vos émotions, trouvez la sécurité en vous-même plutôt que de dépendre de l'amour. Ainsi, vous pourrez dire adieu aux tourments amoureux et guérir vos blessures émotionnelles.

