Ten Healing Poems from the Early Tang: Dissolving Overthinking, Cultivating a Relaxed Life
Wang Bo's Preface to the Pavilion of Prince Teng (Excerpt) (Growing Stronger with Age) — Accepting Circumstances, Rising Upward, Not Trapped by Age or Adversity
I. The Original Poem (Excerpt)
Even when old, one can be robust; how could one change the aspirations of a white-haired person? In poverty, one becomes stronger; one's lofty ambitions do not fall. Drinking from the "Fountain of Greed" still feels refreshing; even in a dried-up rut, one can still find joy. Though the North Sea is distant, one can still reach it by a whirlwind; though morning is gone, it is not too late for evening.

II. Interpretation
The Preface to the Pavilion of Prince Teng was written during a low point in Wang Bo's life. At that time, his official career had suffered setbacks, he had been repeatedly demoted, and he wandered through Jiangnan facing criticism. Though young, he had already seen through the cold realities of officialdom and the unpredictable nature of life. This excerpt is a powerful act of self-salvation amidst desperation, and an eternal wisdom for combating the anxiety of failure, age anxiety, and the overthinking that comes from being in a slump.
Wang Bo does not sugarcoat suffering. Instead, he openly accepts his current desolate, difficult circumstances and the confusion about his future. He asserts that even with white hair, nearing old age, one's spirit can remain soaring, and aging need not erode one's original aspirations. Furthermore, even when impoverished, disheartened, and facing extreme difficulties, one must hold onto one's true self and never lose one's ideals and inner conviction.
The text uses two metaphors to illustrate this healing mindset: even drinking from the "Fountain of Greed" (a legendary spring that made people greedy) still feels refreshing, implying that his clear mind remains untainted by worldly corruption. Even when in a "dried-up rut," on the verge of desperation, he can still find joy and avoid self-abandonment. The poem concludes with a liberating thought: the early years are gone, but there's no need for regret; it's never too late to strive and catch up in the life that remains.
Unlike superficial motivational advice, Wang Bo's profound insight does not deny suffering or force an immediate turnaround. Instead, he allows for being in a low point, for temporary failure, and even for wasted years. The core message is clear: adversity, age, and past failures do not define one's life. What truly traps people is never their circumstances, but rather the internal battle of self-abandonment and self-negation.
III. Practical Application
Modern professionals frequently experience mental exhaustion that aligns perfectly with the sentiments of this text:
• Age anxiety in their 30s: Feeling too old to change careers or take risks.
• Career setbacks: Unemployment or project failure leading to deep self-negation and a feeling of having achieved nothing.
• Past regrets: Dwelling on missed opportunities or wrong choices, unable to reconcile with the past.
• Low wages and humble beginnings: Feeling timid, inferior, and believing life will never improve, leading to constant mental tension and despondency. Most people's fatigue isn't due to life being inherently too hard, but rather their unwillingness to accept current setbacks, forgive past mistakes, and free their minds from the shackles of age and failure.
This ancient text offers a self-healing blueprint for today:
1. Break free from age-related overthinking. There's no such thing as "too late" in one's career. Don't be bound by conventional age milestones. Changing careers at 25, restarting at 35, or chasing a dream at 40—all are valuable. You can still harbor passion even in your white-haired years.
2. Accept periodic low points. Unemployment, encountering obstacles, low pay, or lack of recognition from your boss are all normal parts of life. Don't let one failure negate your entire self. Even when mired in difficulties, you can maintain a clear mindset.
3. Stop looking back at the past. Don't repeatedly regret missed opportunities or wrong choices. "Though morning is gone, there's no need to dwell." "Though evening is not late, you can still move forward."
You don't need to force yourself to succeed instantly; allow yourself to take your time. Accept your circumstances, stabilize your spirit, and cast off anxiety-driven comparisons. Only then can you steady your mind and calmly navigate challenges.
French version:
Dix poèmes de guérison du début de la dynastie Tang : Dissoudre les ruminations, cultiver une vie sereine
Préface de Wang Bo au Pavillon du Prince Teng (Extrait) (Devenir plus fort avec l'âge) — Accepter les circonstances, s'élever, ne pas se laisser piéger par l'âge ni l'adversité
I. Le poème original (Extrait)
Même âgé, on peut être robuste ; comment changer les aspirations d'un vieillard ? Dans la pauvreté, on devient plus fort ; les ambitions les plus élevées ne s'éteignent pas. S'abreuver à la « Fontaine de l'Avarice » est toujours rafraîchissant ; même dans la routine la plus aride, on peut encore trouver la joie. Bien que la mer du Nord soit lointaine, on peut encore l'atteindre dans un tourbillon ; bien que le matin soit passé, il n'est pas trop tard pour le soir.
II. Interprétation
La Préface au Pavillon du Prince Teng a été écrite pendant une période difficile de la vie de Wang Bo. À cette époque, sa carrière avait connu des revers ; il avait été rétrogradé à plusieurs reprises et errait dans le Jiangnan, essuyant les critiques. Malgré son jeune âge, il avait déjà perçu la dure réalité du monde administratif et l’imprévisibilité de la vie. Cet extrait est un puissant témoignage de résilience face au désespoir et une source de sagesse intemporelle pour combattre l’angoisse de l’échec, l’angoisse liée à l’âge et les ruminations qui accompagnent les périodes de déprime.
Wang Bo ne minimise pas sa souffrance. Au contraire, il accepte ouvertement sa situation difficile et désolée, ainsi que l’incertitude quant à son avenir. Il affirme que même avec des cheveux blancs et à l’approche de la vieillesse, on peut garder espoir et que le vieillissement ne doit pas altérer ses aspirations profondes. De plus, même dans la pauvreté, le découragement et face à des difficultés extrêmes, il faut rester fidèle à soi-même et ne jamais perdre ses idéaux ni ses convictions. Le texte utilise deux métaphores pour illustrer cet état d'esprit guérisseur : même boire à la « Fontaine de l'Avarice » (une source légendaire qui rendait les gens avides) reste rafraîchissant, suggérant que son esprit clair demeure intact, préservé de toute corruption terrestre. Même dans une « ornière aride », au bord du désespoir, il peut encore trouver la joie et éviter l'abandon de soi. Le poème se conclut sur une pensée libératrice : les premières années sont révolues, mais nul besoin de regrets ; il n'est jamais trop tard pour s'efforcer et rattraper le temps perdu.
Contrairement aux conseils de motivation superficiels, la profonde perspicacité de Wang Bo ne nie pas la souffrance ni n'impose un changement radical. Au contraire, il accepte les moments difficiles, les échecs temporaires, et même les années perdues. Le message central est clair : l'adversité, l'âge et les échecs passés ne définissent pas une vie. Ce qui emprisonne véritablement les gens, ce ne sont jamais leurs circonstances, mais plutôt le combat intérieur contre l'abandon et le déni de soi.

III. Application pratique :
Les professionnels d'aujourd'hui souffrent fréquemment d'épuisement mental, un sentiment qui correspond parfaitement aux thèmes abordés dans ce texte :
• Anxiété liée à l'âge à la trentaine : se sentir trop vieux pour changer de carrière ou prendre des risques.
• Revers professionnels : chômage ou échec de projet entraînant une profonde dévalorisation et le sentiment de n'avoir rien accompli.
• Regrets du passé : ressasser les occasions manquées ou les mauvais choix, sans pouvoir faire la paix avec le passé.
• Faibles salaires et débuts modestes : se sentir timide, inférieur et croire que sa vie ne s'améliorera jamais, ce qui engendre une tension mentale constante et du désespoir. La fatigue de la plupart des gens n'est pas due à une vie intrinsèquement trop difficile, mais plutôt à leur refus d'accepter les revers actuels, de pardonner les erreurs passées et de se libérer du poids de l'âge et des échecs.
Ce texte ancien propose une méthode d'auto-guérison adaptée à notre époque :
1. Se libérer des ruminations liées à l'âge. Il n'est jamais « trop tard » pour réussir sa carrière. Ne vous laissez pas enfermer par les étapes conventionnelles liées à l'âge. Changer de carrière à 25 ans, se réinventer à 35 ans ou poursuivre un rêve à 40 ans : toutes ces options sont valables. La passion peut perdurer, même à un âge avancé.
2. Acceptez les périodes difficiles. Le chômage, les obstacles, un salaire insuffisant ou le manque de reconnaissance de votre supérieur font partie intégrante de la vie. Ne laissez pas un échec vous dévaloriser. Même face aux difficultés, gardez votre lucidité.
3. Cessez de ressasser le passé. Ne regrettez pas sans cesse les occasions manquées ou les mauvais choix. « Le matin est passé, inutile de s'attarder.» « Le soir n'est pas encore tard, vous pouvez toujours avancer.»
Nul besoin de vous forcer à réussir instantanément ; prenez votre temps. Acceptez votre situation, apaisez votre esprit et libérez-vous des comparaisons angoissantes. C'est seulement ainsi que vous pourrez retrouver la sérénité et surmonter les obstacles avec calme.

