Ten Healing Poems from the Early Tang: Dissolving Overthinking, Cultivating a Relaxed Life
Yang Jiong's On Campaign — Firming Beliefs, Dispelling Confusion, and Alleviating Anxiety with Courage
I. The Original Poem
Beacon fires light up the western capital, My heart stirs with indignation. The jade tablet of command departs the Phoenix Palace, Iron cavalry encircles Dragon City.
Snow darkens and dims the painted banners, The strong wind mixes with the sound of drums. Better to be a centurion, Than to be a mere scholar.

II. Interpretation
During the early Tang Dynasty, with the nation's power on the rise, scholars were no longer confined to their studies, indulging in melancholic sentiments. Yang Jiong's frontier poem is a vivid portrayal of a scholar confronting mental exhaustion and choosing resolute action. As border wars ignite and the nation faces turmoil, the poet's patriotic fervor surges. Unable to stand idly by, he witnesses generals being commissioned and iron cavalry rushing to the frontier. In the harsh, snowy borderlands, banners fade in the gloom, and the strong wind carries the din of war drums. The battlefield is perilous and cold, the path ahead unknown, life and death uncertain. Yet, the entire army presses forward with courage, showing no trace of retreat.
The poem concludes with a direct expression of emotion that has resonated through the ages: Better to be a centurion, fighting on the front lines and embodying action, than to be a useless scholar trapped in a study, lost in anxious thought. The healing core of this poem is never about glorifying war, but rather about distinguishing between "anxiety from overthinking" and "determination through action." Most anxiety in the world stems from thinking too much and doing too little, from constantly ruminating in place, agonizing over pros and cons, fearing risks, and being paralyzed by choices. This leads to a restless mind. However, once a clear direction is found, one's choice is affirmed, and the unknown challenges are faced head-on, distracting thoughts naturally dissipate. Yang Jiong understood this: the essence of confusion is hesitation, and the root of anxiety is timidity. With firm conviction and practical action, all mental panic can be resolved.
III. Practical Application
A typical emotional dilemma for young people today is "choice paralysis," leading to mental exhaustion: agonizing over whether to pursue postgraduate studies or enter the workforce, whether to quit a job without another lined up or endure the current workplace, whether to specialize in one field or transition to another, whether to step out of their comfort zone. They drift through their days, then spend their nights replaying pros and cons, fearing failure, fearing making the wrong choice, fearing effort without reward. This leads to endless overthinking and a restless mind, with action completely stagnated, caught in a vicious cycle of more thinking, more panic, and more mental exhaustion. There are also those who, when facing work difficulties or interpersonal conflicts, habitually avoid and over-imagine, amplifying unknown risks and creating self-induced panic and anxiety.
This poem offers practical emotional solutions:
1. End "anxiety from overthinking." Anxiety itself is not the problem; endlessly overthinking in place is. Instead of spending nights imagining a thousand potential failures, choose a direction and act immediately. Action is always the best cure for confusion.
2. Accept the uncertainties of the future. Career transitions and life choices inherently lack a foolproof path. Just as the frontier battlefield is fraught with unknown snowstorms, one must still press forward. Don't strive for a perfect, risk-free plan.
3. Cultivate self-belief. There's no need to envy others' paths or compare your life to theirs. Be firm in your own choices. Even if the path ahead is arduous, it is better than being trapped in restless self-doubt. Let go of the obsession with perfect outcomes, shed timidity and hesitation, and use small actions to shatter overthinking. This severs mental exhaustion, solidifies your resolve to move forward, and naturally calms your restless mind.
French version:
Dix poèmes de guérison du début de la dynastie Tang : Dissoudre le surmenage intellectuel, cultiver la sérénité
La campagne de Yang Jiong — Affermir ses convictions, dissiper la confusion et apaiser l'anxiété par le courage
I. Le poème original :
Des feux de signalisation illuminent la capitale occidentale, Mon cœur s'emballe d'indignation. La tablette de jade du commandement quitte le Palais du Phénix, La cavalerie de fer encercle la Cité du Dragon.
La neige assombrit et ternit les bannières peintes, Le vent violent se mêle au son des tambours. Mieux vaut être centurion, Que d'être un simple lettré.
II. Interprétation :
Au début de la dynastie Tang, alors que la puissance de la nation s'affirmait, les lettrés ne se cantonnaient plus à leurs études, ni à la mélancolie. Le poème de Yang Jiong, qui se déroule aux frontières, dépeint avec force un lettré confronté à l'épuisement mental et choisissant l'action résolue. Alors que les guerres frontalières s'embrasent et que la nation est en proie au chaos, la ferveur patriotique du poète s'intensifie. Incapable de rester les bras croisés, il voit des généraux être nommés et la cavalerie d'acier se précipiter vers la frontière. Dans les rudes contrées enneigées, les bannières se fanent dans l'obscurité et le vent violent porte le grondement des tambours de guerre. Le champ de bataille est périlleux et glacial, l'avenir incertain, la vie et la mort omniprésentes. Pourtant, toute l'armée avance avec courage, sans jamais envisager la retraite.
Le poème s'achève sur l'expression directe d'une émotion qui a traversé les âges : mieux vaut être un centurion, combattant en première ligne et incarnant l'action, qu'un érudit inutile, prisonnier de son bureau, perdu dans ses pensées angoissées. Le message apaisant de ce poème ne réside jamais dans la glorification de la guerre, mais plutôt dans la distinction entre « l'angoisse due à la rumination » et « la détermination par l'action ». La plupart des angoisses dans le monde proviennent d'une réflexion excessive et d'une action insuffisante, d'une rumination constante, d'un examen minutieux des avantages et des inconvénients, de la peur des risques et d'une paralysie face aux choix. Cela engendre une agitation mentale. Cependant, une fois une direction claire trouvée, un choix affirmé et les défis inconnus affrontés de front, les pensées parasites se dissipent naturellement. Yang Jiong l'avait compris : l'essence de la confusion est l'hésitation, et la racine de l'angoisse est la timidité. Avec une conviction ferme et des actions concrètes, toute panique mentale peut être résolue.

III. Application pratique.
Un dilemme émotionnel typique des jeunes d'aujourd'hui est la « paralysie du choix », qui conduit à l'épuisement mental : s'interroger sur la pertinence de poursuivre des études supérieures ou d'entrer sur le marché du travail, de quitter un emploi sans en avoir trouvé un autre ou de supporter son lieu de travail actuel, de se spécialiser dans un domaine ou de se réorienter, de sortir de sa zone de confort. Ils laissent filer leurs journées, puis passent leurs nuits à peser le pour et le contre, craignant l'échec, le mauvais choix, les efforts vains. Cela engendre une rumination incessante et une agitation mentale permanente, paralysant toute action et les piégeant dans un cercle vicieux de pensées incessantes, de panique et d'épuisement mental. D'autres, confrontés à des difficultés professionnelles ou des conflits interpersonnels, ont tendance à éviter le problème et à trop imaginer, amplifiant ainsi les risques inconnus et s'infligeant une anxiété et une panique auto-induites.
Ce poème propose des solutions émotionnelles concrètes :
1. Mettre fin à « l'anxiété liée à la rumination ». L'anxiété en elle-même n'est pas le problème ; c'est le fait de ressasser sans cesse la même chose. Au lieu de passer des nuits à imaginer mille échecs potentiels, choisissez une direction et agissez immédiatement. L'action est toujours le meilleur remède à la confusion.
2. Accepter les incertitudes de l'avenir. Les transitions de carrière et les choix de vie ne sont par nature pas sans risque. Tout comme un champ de bataille est semé d'embûches et de tempêtes de neige imprévues, il faut persévérer. Ne cherchez pas à élaborer un plan parfait et sans risque.
3. Cultivez la confiance en vous. Inutile d'envier le parcours des autres ou de comparer votre vie à la leur. Affirmez vos choix. Même si le chemin à parcourir est ardu, il vaut mieux que de rester prisonnier d'un doute incessant. Abandonnez l'obsession de la perfection, surmontez votre timidité et vos hésitations, et agissez par petites étapes pour apaiser vos ruminations. Vous vaincrez ainsi l'épuisement mental, renforcerez votre détermination à aller de l'avant et calmerez naturellement votre esprit agité.

