The Classical Poetry Healing Guide: Overcoming Inner Friction Through Ancient Rhymes for a Relaxed Life
Article 2: Bai Juyi's "Spring Stroll on Qiantang Lake" — Embracing the Vitality of Spring, Relieving Stress, and Finding Healing in Nature
I. Original Poem
North of Gushan Temple, west of Jia Pavilion, The water's surface is just brimming, the clouds hang low. A few early orioles fight for the warm branches, Whose new swallows are pecking at the spring mud? A riot of blooming flowers gradually dazzles the eye, The shallow grass can just cover a horse's hooves. What I love most is the east of the lake, where I can never walk enough, The white sand embankment under the shade of green poplars.

II. Poem Interpretation
"Spring Stroll on Qiantang Lake" is a classic nature-healing poem from the Mid-Tang Dynasty, perfectly suited for modern individuals who are chronically stressed, mentally exhausted, and emotionally numb. Walking around West Lake after finishing his official duties, Bai Juyi doesn't chase after grand, majestic views. Instead, he captures the subtle, fresh vitality of early spring: the rising lake waters, the low-hanging clouds, orioles fighting for sunlit branches, swallows gathering mud for their nests, the first blooming wildflowers, newly sprouted grass, and willow branches gently sweeping the long embankment. The entire poem lacks grand emotional declarations; it simply offers the immersive joy of observing nature's delicate details.
The core of the poet’s relaxation technique lies in actively stepping out of closed, oppressive environments. By shifting his focus from complicated chores to the vibrant world around him, he uses the vitality of nature to dilute accumulated stress. The biggest emotional dilemma for modern people is being trapped in cubicles, rooms, and behind screens for long periods. With our brains constantly processing work messages, interpersonal conflicts, and daily anxieties, our senses gradually become numb. We lose the ability to perceive beauty and become prone to emotional breakdowns over the smallest things.
The early spring at West Lake harbors three layers of healing logic:
• First, subtle vitality possesses inherent healing power. You don't need to travel far to famous mountains or great rivers; the plants along the street, flying birds, and drifting clouds can all soothe a tense mind.
• Second, slowing down is the key to stress relief. The poet strolls slowly—not rushing, not thinking about work—fully immersing himself in the present scenery to pause his brain's endless rumination.
• Third, proactively create moments to space out. No matter how busy life gets, you need to carve out time to connect with nature and break the loop of anxious thoughts. External pressures won't vanish out of thin air, but natural scenery can broaden your perspective and shrink the weight of your worries.
III. Real-world Application
Modern office workers commonly suffer from the inner friction of high-pressure numbness. Sitting in an office all day facing endless reports, meetings, and client demands keeps the brain running at high speed. Even after work, we are interrupted by work messages, leading to physical and mental tension and insomnia. During our downtime, we mindlessly scroll through short videos, passively receiving fragmented information, unable to truly relax, leaving our minds restless. Long-term confinement indoors makes us oblivious to the changing seasons, and trivial matters easily make us irritable and angry.
Draw inspiration from the Qiantang Lake stroll as a low-cost way to relieve mental stress:
• Regularly step out of confined spaces and actively connect with nature. You don't need a long-distance trip. Set aside twenty minutes a day for a walk in a park, by a river, or even along a street's green belt. Observing flowers, plants, and birds up close—this physical change of space can quickly disrupt negative thought loops.
• Slow your pace and immerse yourself in the present. Put down your phone while walking. Don't plan for the future or review your work day. Simply feel the breeze, the light and shadows, and the scent of the vegetation. Just like the poet, focus on the early spring scenery in front of you, forcing your brain to stop its exhausting overthinking.
• Actively capture small signs of life to rebuild your perception. Deliberately notice the changing seasons: the tender buds of early spring, the evening breeze of summer, the falling leaves of autumn, and the warm sun of winter. These low-cost beauties can continuously nourish your emotions and alleviate long-term mental fatigue.
• Establish dedicated downtime and refuse to fill every gap. You don't need to pack your rest time completely full. Leave a block of time for a purposeless, slow stroll. Don't chase productivity or results; simply please yourself and soothe the anxiety brought on by chronic tension.
The best prescription for relieving life's pressures is never far away; it lies in the scenery of the four seasons right beside you. Take a slow walk to view the spring, quietly admire its vitality, let nature dissolve your exhaustion, and reclaim a relaxed, peaceful state of mind.
French version:
Guide de guérison par la poésie classique : surmonter les tensions intérieures grâce aux rimes anciennes pour une vie sereine
Article 2 : « Promenade printanière sur le lac Qiantang » de Bai Juyi — Accueillir la vitalité du printemps, évacuer le stress et trouver l'apaisement dans la nature
I. Le poème original
Au nord du temple Gushan, à l'ouest du pavillon Jia, l'eau affleure les rives et les nuages flottent bas. Quelques loriots précoces se disputent les branches tièdes ; quelles hirondelles nouvelles picorent la boue printanière ? Une profusion de fleurs éblouit peu à peu le regard ; l'herbe basse recouvre à peine les sabots des chevaux. Ce que je préfère, c'est l'est du lac, où je ne me lasse jamais de flâner : la digue de sable blanc, à l'ombre des peupliers verts.
II. Interprétation du poème
« Promenade printanière sur le lac Qiantang » est un poème classique de l'époque des Tang (période médiane) célébrant le pouvoir apaisant de la nature ; il est idéal pour les personnes d'aujourd'hui souffrant de stress chronique, d'épuisement mental et d'engourdissement émotionnel. En se promenant autour du Lac de l'Ouest après ses obligations officielles, Bai Juyi ne cherche pas les panoramas grandioses ou majestueux. Il saisit plutôt la vitalité subtile et fraîche du début du printemps : la montée des eaux du lac, les nuages bas, les loriots disputant des branches ensoleillées, les hirondelles récoltant de la boue pour leurs nids, les premières fleurs sauvages, l'herbe naissante et les branches de saule effleurant doucement la longue digue. Le poème ne contient aucune grande déclaration émotionnelle ; il offre simplement la joie immersive d'observer les détails délicats de la nature.
L'essence de la technique de relaxation du poète réside dans le fait de sortir activement d'environnements clos et oppressants. En détournant son attention des tâches complexes pour se tourner vers le monde vibrant qui l'entoure, il utilise la vitalité de la nature pour dissiper le stress accumulé. Le principal dilemme émotionnel des gens modernes est d'être confinés pendant de longues périodes dans des bureaux, des pièces fermées ou derrière des écrans. Alors que notre cerveau traite en permanence messages professionnels, conflits interpersonnels et angoisses quotidiennes, nos sens finissent par s'émousser. Nous perdons la capacité de percevoir la beauté et devenons vulnérables, prêts à craquer émotionnellement pour la moindre contrariété. Le début du printemps au lac de l'Ouest recèle trois dimensions thérapeutiques :
• Premièrement, une vitalité subtile possède un pouvoir de guérison inhérent. Point n'est besoin de parcourir de longues distances vers des montagnes célèbres ou de grands fleuves ; les plantes en bord de rue, les oiseaux en vol et les nuages à la dérive peuvent apaiser un esprit tendu.
• Deuxièmement, ralentir est la clé pour évacuer le stress. Le poète flâne lentement — sans se presser ni penser au travail — et s'immerge pleinement dans le paysage pour interrompre le flux incessant des ruminations mentales.
• Troisièmement, il faut créer activement des moments pour s'évader. Quel que soit le rythme effréné de la vie, il est nécessaire de se ménager du temps pour se reconnecter à la nature et briser le cycle des pensées anxieuses. Les pressions extérieures ne disparaîtront pas par enchantement, mais les paysages naturels peuvent élargir votre perspective et alléger le poids de vos soucis.

III. Application concrète
Les employés de bureau modernes souffrent souvent d'un tiraillement intérieur né d'une forme d'engourdissement dû à une forte pression. Passer la journée assis au bureau, face à une accumulation de rapports, de réunions et d'exigences clients, maintient le cerveau en surrégime. Même après le travail, nous sommes sollicités par des messages professionnels, ce qui engendre tensions physiques, mentales et insomnies. Durant nos temps morts, nous faisons défiler machinalement de courtes vidéos, absorbant passivement des informations fragmentées sans parvenir à nous détendre véritablement, laissant notre esprit agité. L'enfermement prolongé à l'intérieur nous rend insensibles au changement des saisons, et des détails anodins nous rendent facilement irritables ou colériques.
Inspirez-vous de la promenade au lac de l'Ouest pour soulager votre stress mental à moindre coût :
• Sortez régulièrement des espaces clos pour entrer en contact avec la nature. Pas besoin de grand voyage : consacrez vingt minutes par jour à une marche dans un parc, au bord d'une rivière ou même le long d'une allée arborée. Observer de près les fleurs, les plantes et les oiseaux — ce changement d'environnement physique peut rapidement briser les cycles de pensées négatives.
• Ralentissez le pas et imprégnez-vous du moment présent. Rangez votre téléphone pendant la marche. Ne planifiez pas l'avenir et ne repassez pas votre journée de travail en boucle. Contentez-vous de ressentir la brise, le jeu de l'ombre et de la lumière, ainsi que le parfum de la végétation. Tout comme le poète, concentrez-vous sur le paysage du début du printemps qui s'offre à vous, forçant ainsi votre esprit à cesser de trop cogiter, ce qui est épuisant.
• Saisissez activement les petits signes de vie pour renouveler votre perception. Observez délibérément le changement des saisons : les tendres bourgeons du début du printemps, la brise du soir en été, les feuilles qui tombent en automne et le soleil chaleureux de l'hiver. Ces beautés accessibles peuvent nourrir continuellement vos émotions et apaiser la fatigue mentale accumulée.
• Aménagez-vous des temps de pause et refusez de combler chaque instant de vide. Il n'est pas nécessaire de saturer vos moments de repos. Réservez une plage horaire pour une promenade lente, sans but précis. Ne cherchez ni la productivité ni les résultats ; faites-vous simplement plaisir et apaisez l'anxiété née d'une tension chronique.
• Prévoyez des moments de pause dédiés et refusez de combler chaque instant libre. Il n'est pas nécessaire de saturer votre temps de repos ; réservez-vous une plage horaire pour une promenade tranquille, sans but précis. Ne cherchez pas à être productif ou à obtenir des résultats : faites-vous simplement plaisir et apaisez l'anxiété née d'une tension chronique.
Le meilleur remède pour soulager les pressions du quotidien est tout proche : il réside dans le spectacle des quatre saisons qui vous entoure. Offrez-vous une promenade lente pour contempler le printemps, admirez en silence sa vitalité, laissez la nature dissiper votre fatigue et retrouvez un état d'esprit serein et détendu.

